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Les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent pas user de violence physique ou psychologique à l’encontre de leurs enfants. La proposition de loi contre les violences éducatives ordinaires a été adoptée le 22 Décembre à l’Assemblée. Il s’agit d’interdire symboliquement la fessée dans le but de changer les mentalités et vise plutôt la pédagogie.

La fessée interdite, pourquoi ?

Une fessée soulage peut-être sur le moment, mais la solution au problème n’est pas forcément réglée en profondeur. D’abord, ceux qui sont initiés à l’interdiction ont appuyé que la fessée peut affecter la santé physique et mentale des enfants. Pour faire évoluer les mentalités et les comportements, tous châtiments corporels sont défendus. L’initiative du gouvernement a été de rappeler que la fessée n’a aucune vertu éducative. Les enfants n’apprennent pas à ne plus recommencer les bêtises, ils apprennent à ne plus être surpris à la prochaine fessée.

Une action incorrecte de l’enfant se fait inconsciemment. Un enfant vit tous les jours de nouvelles expériences. Par conséquent, il découvre, il est fasciné et il apprend. Donc la fessée n’est pas la bonne décision à prendre. Souffrir et être sidéré à tout moment sont causes de blocage des centres d’apprentissage dans le cerveau.

Quelle alternative à la fessée pour éduquer son enfant ?

education de l'enfant-alternative fessée

Crier, s’énerver, frapper… On a tout beau essayé mais non, les bêtises reviennent. Maintenant que la fessée est interdite, comment réagir quand ils ont atteints les limites ?

La meilleure solution est tout d’abord la bonne gestion des situations de colère. Répandre sa colère sur un enfant empire davantage la situation. Ce qu’il faut faire, c’est lui faire comprendre, lui expliquer pourquoi ce qu’il fait n’est pas bien. Et ce n’est pas à faire qu’une fois. L’apprentissage est progressif, et il est important d’insister.

Un enfant pleure parce qu’il est triste, il demande parce qu’il a le droit. C’est aux parents de le guider dans le bon sens. Il faut que les parents et les enfants se fassent confiance.